Au moment de renouveler ma cotisation à la FQN, je me dis que, ne pouvant bénéficier des activités naturistes qu'elle organise dans ma région, je la payerais d'autant plus volontiers si j'avais l'assurance que ma Fédération fait un peu plus la promotion du naturisme sur la place publique.
Pour l'instant, elle est très présente auprès de ses membres dans la revue '' Going Natural -- Au naturel '' ou par le bulletin électronique de la FQN, mais c'est là prêcher à des convertis. En même temps, il est difficile de reprocher quoique ce soit à des personnes bénévoles qui contribuent de leurs temps et de leur dévouement pour une cause qui semble stagner. Faut-il s'étonner qu'un organisme ne réussissant qu'à recruter 300 membres ne fasse pas trembler les fondements de notre société? Quand un organisme peine à réunir 20 membres lors de son assemblée générale annuelle peut-on le blâmer d'inaction?
Les Québécois sont individualistes et sont beaucoup plus enclins à la consommation qu'au militantisme. Il en va des naturistes comme des autres. Et, en cette matière comme en politique, ils attendent tous un Messie pour les sauver!
Pourtant, il y a urgence d'agir!
Quand je consulte les guides touristiques des régions du Québec et que je vois qu'ils ne mentionnent même pas l'existence de centres naturistes, comme La Pommerie, qui existe pourtant depuis plus de 20 ans, je suis scandalisé. Quand on me dit que, si vous arrivez à l'accueil du Parc Paul-Sauvé, à Oka, et que vous demandez où se trouve la section naturiste de la plage, on vous répond qu'elle n'existe pas, je suis carrément révolté.
Il y a effectivement un gros travail à faire, tant au niveau du gouvernement que des médias, pour expliquer et promouvoir la pratique du naturisme. Mais d'abord et avant tout, il faut cesser de se mettre la tête dans le sable et reconnaître que cette réalité (le naturisme) existe au Québec et réaliser que nous sommes en retard sur l'Ontario et la Colombie-Britannique qui ont depuis longtemps reconnu l'existence de plages mixtes sur leur territoire.
Pourquoi pas une semaine du naturisme au Québec? Pourquoi pas un stand de la FQN, en collaboration avec les centres naturistes agréés, aux salons de loisirs et de plein-air de Montréal et de Québec? Pourquoi pas une série d'articles ou des journées portes ouvertes dans les centres naturistes agréés proposées aux médias pour promouvoir le naturisme? Pourquoi pas des questions posées aux candidats aux élections municipales de Montréal et de toutes les municipalités du Québec pour connaître leur position face au naturisme et leur engagement à offrir à leur population des plages libres dans les limites de leurs territoires? Pourquoi pas des représentations officielles auprès de la SÉPAQ et du ministère du Tourisme pour que la mention des lieux et centres naturistes apparaisse dans leurs publications officielles? Etc.
Du pain sur la planche, il y en a. Qui est prêt à sortir de l'ombre pour donner un coup de main à la FQN et au mouvement naturiste, chacun dans sa sphère de compétence? Il faut des rédacteurs, des communicateurs, des juristes et j'en passe.
Y a-t-il des '' forts-en-gueule '' désireux de prendre leur bâton de pèlerin pour défendre les intérêts du naturisme auprès du gouvernement et des médias? Faudra-t-il, comme en France avec l'APNEL (l'Association pour la promotion du naturisme en liberté), fonder une association privée pour ce faire?
La parole est à vous, ami(e)s naturistes!